Traverse d'abord le Jourdain
« Lorsque ceux qui portaient l'arche arrivèrent au Jourdain… et que les pieds des sacrificateurs… se mouillèrent au bord de l'eau… les eaux qui descendaient d'en haut s'arrêtèrent. » — Josué 3.15-16
Brise-glace
Question pour le groupe : « T'est-il déjà arrivé d'attendre un signe clair de Dieu avant de faire un pas ? Qu'est-ce qui s'est passé — le signe est-il venu avant, ou seulement après que tu t'es mis en mouvement ? »
Enseignement
Quarante ans plus tôt, la mer Rouge s'était ouverte avant que le peuple avance : Moïse étendit son bâton, les eaux se séparèrent, et c'est seulement après qu'Israël traversa. Maintenant, avec la génération suivante, Dieu change de méthode. Et ce changement nous enseigne quelque chose d'essentiel sur la foi.
1. Un chemin qu'ils n'avaient jamais emprunté
Les officiers avertissent le peuple : « Mais qu'il y ait entre vous et elle une distance d'environ deux mille coudées… car vous n'avez jamais passé par ce chemin » (v. 4). Dieu les conduit là où ils ne sont jamais allés.
Il y a des saisons où l'expérience passée ne suffit plus. Ce n'est pas que Dieu ait changé — c'est que la phase a changé. Et en terrain inconnu, la seule sécurité, c'est de suivre l'arche, c'est-à-dire la présence de Dieu, et non l'ancienne carte.
2. Le Jourdain était à son pire moment
Le texte prend soin de le souligner : « le Jourdain déborde sur toutes ses rives pendant toute la durée de la moisson » (v. 15). Dieu n'a pas choisi la saison sèche, quand le fleuve serait bas et la traversée plausible. Il a choisi la crue.
Quand Dieu t'appelle à avancer précisément au moment où tout est le plus difficile, ce n'est pas une distraction divine. C'est pour que personne ne confonde le miracle avec la chance ou de bonnes conditions.
3. Les eaux s'arrêtent après que les pieds se sont mouillés
Voici le cœur de la leçon. Les eaux ne se sont pas ouvertes quand Josué a parlé. Elles ne se sont pas ouvertes quand le peuple s'est organisé. Elles ne se sont pas ouvertes quand les sacrificateurs sont arrivés sur la rive et ont regardé. « Les pieds des sacrificateurs… se mouillèrent au bord de l'eau » — et c'est seulement alors que les eaux s'arrêtèrent.
Il y a eu un moment où ces hommes se trouvaient les pieds dans un fleuve en crue, portant l'arche, sans aucune preuve que cela allait fonctionner. L'obéissance a précédé le miracle.
Il est important d'être honnête ici : ce n'est pas toujours ainsi. À la mer Rouge, Dieu a ouvert le chemin en premier. Dieu n'est pas prisonnier d'une seule méthode. Mais il y a des moments où Il n'ouvre pas le chemin avant que nous avancions — Il l'ouvre pendant que nous obéissons. Et il faut du discernement pour savoir dans quel type de moment tu te trouves.
4. Les sacrificateurs sont restés au milieu jusqu'à ce que tous soient passés
Un détail facile à passer : « les sacrificateurs… se tinrent fermes à sec au milieu du Jourdain… jusqu'à ce que tout le peuple eût achevé de passer » (v. 17). Ceux qui ont fait le premier pas sont aussi ceux qui sont restés le plus longtemps dans le lieu de risque — afin que tous les autres puissent traverser en sécurité.
Celui qui conduit par la foi paie toujours un prix que les autres ne voient pas.
Questions de discussion
Défi pratique de la semaine
Choisis une décision d'obéissance que tu as repoussée en attendant de meilleures conditions. Définis le premier pas le plus petit possible — celui qui te mouille les pieds sans que tu aies encore traversé le fleuve en entier. Fais ce pas avant la prochaine rencontre et rapporte ce qui s'est passé.